Val de Durance Développement Durable

La dureté de l'eau (teneur en calcium et en magnésium) se mesure en degré français (°f). Un degré français correspond à 10 milligrammes de carbonate de calcium (CaCO3) par litre d'eau.
La dureté de l'eau devient gênante pour les canalisations au dessus du seuil situé entre 30 et 35°f (c'est le cas de Meyrargues), soit entre 300 et 350 mg de carbonate de calcium par litre (soit 120 à 140 mg de calcium).

Le calcaire peut entartrer les canalisations et ainsi rétrécir le diamètre des conduites entrainant une réduction de débit ou une dépense d'énergie plus importante dans une chaudière.

Ce qui est vrai pour tous les circuits métalliques ne l'est pas pour le corps humain
Le calcaire ne provoque pas de calcul rénal et ne bouche pas les artères.
L'eau calcaire apporte du calcium dans l'organisme, fondamental pour la croissance et la solidité des os.


La lutte anticalcaire coûte-t-elle cher? OUI et NON

Non, si elle est réalisée à l'échelle collective. La décarbonatation collective contribue à la préservation de l'environnement, en limitant l'utilisation de détergents, évite le recours aux adoucissants, prévient la surconsommation et évite une dégradation prématurée des appareils ménagers.
Par contre, au niveau individuel, pour un foyer de 4 personnes, l'utilisation d'un adoucisseur peut revenir entre 250 et 300 euros par an.
Sans adoucisseur, le budget "produits anticalcaires" peut atteindre 20 à 60 euros par an, auquel il faut ajouter le coût potentiel de surconsommation d'énergie de l'électroménager.


La décarbonatation consiste à réduire la teneur en calcaire de l'eau.
Il existe deux techniques majeures:
La première consiste à agglomérer les particules de calcaire afin qu'elles forment un dépôt plus lourd que l'eau, qu'il est facile ensuite de récupérer par décantation. Cela est possible en mettant en œuvre une réaction chimique (avec de la chaux par exemple) ou par électrolyse (en soumettant l'eau à un courant électrique très faible).
La seconde technique consiste à fixer le calcium sur une résine qui retient ses ions positifs. On réduit ainsi la possibilité de formation du calcaire.
Ce procédé ainsi que celui de l'électrolyse, est réservé à des installations de petites tailles pour l'alimentation de communes de quelques milliers d'habitants.


Le chlore
Il est utilisé pour éviter toute pollution bactériologique pendant le voyage de l'eau dans les canalisations (réglementation sanitaire pour les collectivités locales).Il est injecté dans le circuit d'eau lors du pompage vers les bassins de stockage.
Ajouté en dose infime (de l'ordre de 0,3 mg/litre, soit quelques gouttes), il ne présente aucun risque pour la santé. En revanche, il peut parfois donner à l'eau un goût et une odeur d'où la nécessité de gérer subtilement cet apport. L'être humain dispose d'environ 4 000 cellules sensorielles spécialisées dans la gustation.


L'apport conseillé en calcium pour un adulte est de 900mg/jour, d'où l'intérêt du calcaire dans l'eau.
Sans crainte, prenons donc goût à l'eau du robinet, à savoir que sur le prix moyen du litre coûte moins de 0.004€, et que le prix d'une bouteille varie entre 0,12 et 0,30 euros le litre.

Marcel Garrel

Jeu 19 fév 2009 5 commentaires
Bonjour et merci pour ses infos. Et avec du PASTIS ça donne quoi? Amicalement à tous, Marcel.
marcel - le 19/02/2009 à 23h24
entièrement d'accord avec votre bilan..mais que les gens ont du mal à faire la part des choses entre l'utile et le futile..dépenser de l'argent ne veut pas dire vivre mieux !
VOYAGE - le 31/03/2010 à 09h45
Pour l'utile je suis d'accord; Pour le futile ... est 'il nécéssaire d'obliger la population à utiliser de l'eau calcaire "dite potable" pour arroser son jardin, laver son linge, ou sa voiture, et de cause à effet détruire des installations d'espaces vert et des installations sanitaire encastrées à la construction, donc non remplacables ???
Ne serait il pas plus subtile d'obiger et de prévoir une alimentation d'eau non potable à la base du permis de lotir et de construire ?
D'ou l'obligation de traiter l'eau dite potable...
Le Jardinier - le 14/03/2011 à 11h12

C'est une très bonne suggestion

Val-3D
à quand la libéralisation totale de l'eau de pluie potabilisée à l'échelle nationnale?
Immaginez un centre de rétention et traitement de l'eau de pluie et de ruissellement redistribué pour la consommation en eau potable ! quelle sont les enjeux, les risques, les profits en comparaison de l'eau de nappe phréatiques qui elle deviendra un produit rare car surexploité à tord !
Pourquoi ne pas les associer plutôt que les mettre en concurrence?
Je lance le débat... et chacun aura son calcaire à bas % de dureté.
Le Jardinier - le 14/03/2011 à 11h23
Pour répondre à marcel, plus de ploblème de pastis, avec ou sans calcaire ? ce sera au choix...

Plus sérieusement il faut se rappeler que les communes et les régions dépensent des millions à rejeter de l'eau potable ou potabilisable dans les mers et océans.
Si nos glaciers fondent vraiment, il serait peut etre temps de faire des réserves durables, comme en Italie je crois... et mieux gérér nos innondations et nos cultures de ce fait.
Le Jardinier - le 21/04/2011 à 07h12