Val de Durance Développement Durable
La station d’épuration (STEP) de Meyrargues a été construite en 1960 et modifiée en 1984. Une nouvelle installation est indispensable pour
le développement de la commune et la protection du milieu aquatique.
Aujourd’hui située
dans un secteur périurbain (entre le canal EDF et la voie de chemin de fer, quartier du Moulin), elle génère des gênes de voisinage olfactives, visuelles et des nuisances (mouches en
particulier).
Cet ouvrage est de type “lit bactérien forte charge” et a été dimensionné pour 3 000 EH (Équivalent Habitant). Les relevés réglementaires indiquent que la charge de pollution collectée sur la
commune correspond à 2650EH selon le débit et à 1500EH selon la pollution organique. Cet équipement n’est pas classé comme polluant par l’Agence de l’eau. Cependant, son remplacement apparaît
indispensable du fait de son positionnement et afin d’accroître sa capacité de traitement et améliorer son impact écologique.
LE SCHÉMA DIRECTEUR D’ASSAINISSEMENT (SDA)
Réalisé par le bureau d’études Sogreah suivant l’état des lieux, des réseaux et les évolutions potentielles de
l’agglomération, le SDA a défini un équipement de 4 500 EH. Son implantation pourrait se faire en bordure du Grand Vallat, dans le secteur de la plaine de la Durance. Des études hydrauliques et
géomorphologiques devront, avec l’accord des services de l’État et de la commune, définir la situation la mieux adaptée.
FILIÈRE DE
TRAITEMENT
La filière de traitement choisie pourra être la filière des boues activées en aération prolongée. Ce traitement consiste en l’épuration des effluents par des bactéries
en suspension dans les boues, dans un bassin d’aération assurant le développement de cette population bactérienne. Ce même traitement permet également, lors des phases d’aération, de procéder à
la nitrification des effluents, à savoir la transformation de l’azote ammoniacal en nitrites et en nitrates. Un séquençage judicieux de l’aération permet la dénitrification, à savoir la
transformation des nitrates en azote gazeux (80%de l’air). (Lire les dossiers de la Cemagref, cliquer Ici).
Les boues extraites sont déshydratées sur place. Elles sont ensuite évacuées pour valorisation.
Des solutions existent, reste à les mettre en œuvre !